Présentation de l'association

Bienvenue sur le site de l'association "Mémorial de la Déportation Homosexuelle"
Notre association milite en faveur de la reconnaissance par l'Etat français de la déportation de personnes pour motif d'homosexualité à partir du territoire français durant la Seconde Guerre Mondiale.
 
L'association a récemment publié une brochure biographique en mémoire de Magnus Hirschfeld, mort il y a 75 ans cette année, dont l'action militante pionnière au début du siècle fut la base de tout le mouvement homosexuel du XXème siècle. nouveau: A la suite du décès de Jean Le Bitoux, président fondateur du MDH, nous avons publié un livre-témoignage des acteurs LGBT français allant des années 70 à aujourd'hui.

13/10/16 - Journée d'étude - La répression des homosexuels pendant la Seconde Guerre Mondiale en France - Une mémoire controversée devenue objet d'histoire

Journée d'étude
Jeudi 13 et vendredi 14 octobre à Paris

La répression des homosexuels pendant la Seconde Guerre Mondiale en France - Une mémoire controversée devenue objet d'histoire


Les "Oublié-e-s" de la Mémoire Association Civile Homosexuelle du Devoir de Mémoire organise à Paris une journée d'étude, le vendredi 14 octobre 2016, avec une soirée inaugurale le jeudi 13, sur le thème : La répression des homosexuels pendant la Seconde Guerre Mondiale en France - Une mémoire controversée devenue objet d'histoire.Cette rencontre est soutenue par le Ministère de la Défense (Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives), de la Réserve parlementaire et de la ville de Paris. L'action est coordonnée en partenariat avec la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Communiqué de presse :


    Depuis une dizaine d’années, la répression des homosexuels durant la Seconde Guerre mondiale s’est imposée en France comme objet scientifique. Historiens, sociologues ou juristes traitent d’un thème que les militants homosexuels ont longtemps seuls porté.
    Les premiers travaux visaient à établir la réalité d’une déportation de France pour motif d’homosexualité. Les recherches révèlent aujourd’hui la variété des mesures répressives prises en zone occupée, en Alsace-Moselle mais aussi sur le territoire du Reich, à l’encontre de Français dont les pratiques sexuelles étaient jugées « contre-nature », celles-ci ne conduisant pas toujours, à proprement parler, à une déportation. Autre spécificité à souligner : le cas français ne peut être correctement appréhendé sans prise en compte de sa dimension transnationale, notamment parce qu’il tire pour partie ses origines dans l’Allemagne des années 1930. Pourquoi, comment et dans quelles mesures ces personnes ont été inquiétées en raison de leur préférence sexuelle ? Telle sera la première série d’interrogations auxquelles cette journée d’étude tentera de répondre.
    La question du nombre de personnes visées, en particulier, a longtemps focalisé – et retient toujours en vérité – largement l’attention parce qu’elle constitue pour beaucoup d’acteurs (militants homosexuels, associations de déportés ou pouvoirs publics), un élément déterminant pour la commémoration de cette catégorie de victimes. Si la déportation pour motif d’homosexualité est officiellement reconnue en France depuis le milieu des années 2000, elle demeure toujours sujette à caution pour certains. C’est que le processus de construction mémorielle a été long, complexe, parfois hasardeux. Quelles en ont été les grandes étapes et les figures marquantes ? Que représente aujourd’hui cette mémoire pour le milieu homosexuel ? Autant de questions qui guideront les débats durant lesquels histoire et mémoire seront fortement imbriquées.


Comité scientifique de pilotage de la journée d'étude :
Arnaud Boulligny (chercheur à la FMD, chargé de la coordination scientifique), Gaël Eismann (Maîtresse de conférences en histoire contemporaine de l'université de Caen, CRHQ), François Rouquet (Professeur d'histoire contemporaine à l'université de Caen, CRHQ), Jean Vigneux (professeur d'histoire contemporaine à l'université de Bourgogne, MSH de Dijon), Serge Wolikow (professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université de Bourgogne, MSH de Dijon, président du Conseil Scientifique de la FMD).



Jeudi 13 octobre 2016
Soirée inaugurale : Pierre Seel (1923-2005), déporté pour motif d’homosexualité
  • 18h15 Accueil
  • 18h30 Projection : extraits du Témoignage de Pierre Seel (USC Shoah Foundation, 1996)
  • 19h La médiatisation du témoignage de Pierre Seel : aveu et subjectivation par Isabelle Gavillet (Université de Lorraine)
  • 19h45 Qui était vraiment Pierre Seel ? Echanges avec Hervé Hirigoyen (Les "Oublié-e-s" de la Mémoire), et Christian de Leusse (Mémoires des Sexualités)
Vendredi 14 octobre 2016
MATIN
  • 9h        Accueil des participants
  • 9h30    Allocutions d’ouverture
  • 10h      Introduction par Arnaud Boulligny (Fondation pour la Mémoire de la Déportation)
  • 10h15-12h  Le statut des homosexuels dans l’Europe occidentale sous domination allemande : Allemagne, France, Suisse
APRÈS-MIDI
  • 14h00-15h45 La répression pour homosexualité en France : état des lieux
  • 15h45-16h00 Pause
  • 16h00-17h45 La construction mémorielle d’une déportation pour motif d’homosexualité
  • 17h45-18h00 Conclusion par Serge Wolikow

RETROUVEZ TOUTES CES INFORMATIONS SUR LE DÉPLIANT A TÉLÉCHARGER
http://www.devoiretmemoire.org/actualites/communiques/2016/JrEtude_depliant-pub_vf14oct2016-web.pdf

21/10/16 - colloque - Mémoires et transmission des archives lesbiennes et féministes

21/10/16
colloque

 Mémoires et transmission
des archives lesbiennes et féministes

Tout le programme ci-dessous: 

Des conférences plénières : 
  • Vendredi 21 19h: les Archives et les fonds lesbiens en France
  • Samedi   22 19h:   Transmissions de nos mémoires, des réseaux militants aux recherches universitaires
Des ateliers :
  • atelier 1 : Un site Web peut-il constituer une archive ?
  • atelier 2 : Des bobines féministes
  • atelier 3 : Activisme culturel, presse et politiques de la représentation: histoire du militantisme lesbien dans les années 1980
  • atelier 4 : Transmettre notre patrimoine: dons, legs, donation, archives
  • atelier 5 : Valoriser des fonds d'archives lesbiennes et féministes via une médiation numérique, présentation du projet "QueerCode.net"
  • atelier 6 : le fond lesbien du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir
  • atelier  9 : Archives lesbiennes, une autre solidarité entre lesbiennes?
  • atelier 10 : Mobilisations et mémoires lesbiennes globales (Chine, Laos, Vietnam)
  • atelier 11 : Stéréotypes de genre et hétéronormativité dans la littérature jeunesse
Des activités annexes:
  • atelier 7 : Pink Boxes
  • atelier 8 : "Prenez le micro et racontez!" ! construisons nous-mêmes notre histoire avec nos récits de vies lesbiennes
Spectacles à 21h: 
  • Oubliées, Méconnues, les femmes qui écrivent de la musique sont à l'honneur
  • Les Guérillères de Monique Wittig


26/09/16 - livre : Je suis en vie et tu ne m’entends pas, Daniel Arsand

Nouveau livre

Daniel Arsand,
Je suis en vie et tu ne m’entends pas, 

Actes Sud, mars 2016, 267 pages, 20 €  



Klaus Hirschkukh, né à Leipzig, a passé 4 ans à Buchenwald.
Il est très maigre et affaibli.
Il revient à Leipzig, déambule avec sa trop lourde valise dans une ville en ruine.
Il cherche Heinz qu’il a tant aimé, déporté en même temps que lui.
Il retrouve sa maison mais pas Heinz, l’accueil est glacial.
Dans le chaos, il a la chance de retrouver l’appartement familial.
Mais le retour dans sa famille est laborieux, au milieu des ruines, occupés par les Russes, ils vivent dans la misère, ils ne peuvent pas comprendre ce fils « prodigue » qui a du passer du bon temps ; son frère, en particulier, supporte mal ce retour de la brebis galeuse.
Au bout d’un long temps de réadaptation, il finit par trouver un travail chez un tailleur. Il aime ce métier et cela va le sauver.
Les terribles images du camp lui reviennent sans cesse à l’esprit. Il a été un bouc-émissaire facile, une proie sexuelle pour d’autres prisonniers, et pour le kapo qui le traite de cochon.

Il met un temps très long avant de retrouver ses sens, et à retrouver le désir des garçons.
Il trouve l’occasion de partir en France, il quitte sans regret ce pays qui l’a tant fait souffrir.
En France, il rencontre des garçons, avec lesquels il vit des périodes plus ou moins longues.
Il n’est pas un militant de la cause homosexuelle, mais lorsqu’il entendra des propos publics mettant en doute la déportation des homosexuels, il s’insurge à sa façon.

L’écriture d’Arsand approfondit les souvenirs, les sentiments, elle nous fait vivre toutes les évolutions de ce que vit Hischkukh, de ce qu’il a vécu et de ce qu’il revit, elle suit de près son retour à la vie.

A travers cette histoire on saisit que Daniel Arsand s’est imprégné d’histoire, l’Allemagne défaite, la désolation, l’occupation ; il s’est immergé dans la vie des déportés pour homosexualité ; parmi d’autres, le parcours de Pierre Seel l’a inspiré, mais son héros, Klaus Hirschkukh, ne s’est pas marié, il choisit de vivre son homosexualité.

critique du Salon Littéraire : http://salon-litteraire.linternaute.com/fr/actes-sud/review/1940736-je-suis-en-vie-et-tu-ne-m-entends-pas-de-daniel-arsand-les-garcons-et-la-mort

critique de Libération  : http://next.liberation.fr/livres/2016/09/16/klaus-survivant-des-camps-ecce-homo_1499539